Les CRS proposent des postes dès la sortie d'école et un mode de vie à part dans la police. Beaucoup de candidats les choisissent pour la cohésion d'unité et les primes de déplacement.
Missions
Créées en décembre 1944, les quelque soixante compagnies républicaines de sécurité forment la réserve générale de la Police nationale. Leur cœur de métier est le maintien et le rétablissement de l'ordre : manifestations, sommets internationaux, événements sportifs. Elles assurent aussi des missions de sécurisation en renfort des commissariats dans les quartiers difficiles, des escortes et gardes de bâtiments sensibles, et des missions spécialisées : CRS autoroutières (sécurité routière sur les grands axes), CRS de montagne (secours en montagne aux côtés des gendarmes du PGHM), nageurs-sauveteurs sur les plages l'été, et unités motocyclistes.
Le mode de vie
Une compagnie vit en déplacement une grande partie de l'année : plusieurs semaines loin de la résidence administrative, en hôtel ou en cantonnement, puis des périodes de repos et d'instruction à la caserne. Le rythme pèse sur la vie familiale mais il est connu à l'avance et compensé par l'indemnité journalière d'absence temporaire, qui améliore sensiblement la rémunération. L'entraînement est permanent : manœuvres de maintien de l'ordre, sport, tir, secourisme.
Comment y entrer et évoluer
Des postes CRS figurent dans la liste de sortie d'école ; on peut aussi y muter plus tard. L'affectation initiale se fait souvent dans les compagnies du Nord et de l'Est ou d'Île-de-France. Au sein des CRS, les évolutions sont nombreuses : moniteur de tir ou de sport, motocycliste, tireur de précision, CRS 8 (unité d'intervention rapide créée en 2021 pour les violences urbaines), puis encadrement comme brigadier et major. Les CRS sont une excellente école de discipline collective, et un passage de quelques années est apprécié pour la suite d'une carrière.