Le métier de gardien de la paix

Le métier de policier › Le métier au quotidien

Le gardien de la paix est le premier grade du corps d'encadrement et d'application de la Police nationale. Il représente plus de 70 % des effectifs : c'est lui que l'on croise en patrouille, à l'accueil d'un commissariat, sur un contrôle routier ou au maintien de l'ordre. Fonctionnaire d'État de catégorie B depuis la réforme de 2017 des grilles, il est recruté par concours, formé en école nationale de police, puis affecté sur l'ensemble du territoire.

Les missions au quotidien

Le cœur du métier est la sécurité publique : patrouilles de voie publique, interventions sur appel du 17 (différends familiaux, cambriolages, accidents, malaises), prise de plainte, surveillance de la circulation, sécurisation d'événements. Selon le service, les journées se ressemblent rarement : une brigade de jour alterne interventions et procédure, une brigade de nuit enchaîne les appels urgents, une brigade anti-criminalité travaille en civil sur le flagrant délit.

La police judiciaire occupe une part croissante du travail : auditions, constatations, rédaction de procès-verbaux, exécution des réquisitions du parquet. Un gardien de la paix peut devenir officier de police judiciaire (OPJ) après trois ans de service et une formation qualifiante, ce qui élargit nettement ses prérogatives et sa rémunération.

Le maintien de l'ordre relève surtout des compagnies républicaines de sécurité (CRS) et des compagnies d'intervention : encadrement de manifestations, sécurisation de grands événements, renforts saisonniers (plages, montagne), escortes.

Enfin, le gardien de la paix peut servir dans des filières spécialisées : police aux frontières (PAF) dans les aéroports et aux frontières, police technique et scientifique en appui, unités motocyclistes, brigades cynophiles, brigades fluviales, unités d'intervention (BRI, RAID après sélection), protection de personnalités, renseignement territorial.

Horaires et conditions de travail

Le rythme dépend du régime : cyclique (vacations de jour, de nuit et de week-end selon un roulement) ou hebdomadaire (horaires de bureau, plutôt en police judiciaire et dans les services administratifs). Le travail de nuit, les dimanches et jours fériés sont compensés par des indemnités et des repos. Le port de l'uniforme et de l'arme est la règle sur la voie publique ; l'entraînement au tir et aux gestes techniques est obligatoire et régulier.

Les qualités attendues

Le jury du concours et les formateurs d'école recherchent le sang-froid face à l'urgence et à l'agressivité, le sens du service public et de la déontologie (respect du code de déontologie de la police nationale), une bonne condition physique, la capacité à rédiger clairement et rapidement (la procédure représente une grande part du temps), l'esprit d'équipe et la disponibilité. Une expérience de policier adjoint, de cadet de la République, de réserviste ou de sapeur-pompier volontaire est un atout apprécié à l'oral.

Un métier qui recrute

La Police nationale ouvre chaque année plusieurs milliers de postes de gardien de la paix, répartis sur deux sessions de concours. Les besoins sont particulièrement forts en Île-de-France, où sont affectés la majorité des sortants d'école. Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, consultez les conditions d'inscription, le détail des épreuves et les dates de la prochaine session.

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