Le jury apprécie un candidat qui connaît l'institution qu'il souhaite rejoindre. Quelques repères suffisent, à condition de les maîtriser.
Des origines à la Révolution
La police parisienne naît officiellement en 1667 avec la création par Louis XIV de la lieutenance générale de police, confiée à La Reynie, chargée de « la sûreté et la tranquillité » de la capitale : éclairage des rues, lutte contre le crime, salubrité. La Révolution dissout l'institution puis la refonde ; le Consulat crée en 1800 la préfecture de police de Paris, qui existe toujours.
Le XIXe siècle : des sergents de ville aux gardiens de la paix
En 1829, Paris se dote des sergents de ville, premiers policiers en uniforme patrouillant à pied. En septembre 1870, à la chute du Second Empire, ils sont rebaptisés gardiens de la paix publique, pour marquer une rupture avec l'image répressive du Second Empire : l'appellation actuelle est née de cette volonté d'une police au service de la tranquillité des citoyens. À la même époque, les grandes villes de province constituent leurs polices municipales.
Le XXe siècle : l'étatisation
La loi de 1941 étatise les polices municipales des villes de plus de 10 000 habitants et crée la police nationale au sens moderne, dirigée depuis le ministère de l'Intérieur. En 1966, la fusion de la Sûreté nationale et de la préfecture de police donne naissance à la Police nationale actuelle. Les décennies suivantes voient la création des CRS (1944), des brigades anti-criminalité, du RAID (1985), la montée en puissance de la police technique et scientifique et la réforme des corps et carrières de 1995 qui organise les trois corps (commissaires, officiers, encadrement et application).
Le XXIe siècle
Le code de déontologie commun police-gendarmerie de 2014, le rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur en 2009, la création des polices de sécurité du quotidien, puis la réforme des directions départementales dans les années 2020 dessinent la police que rejoindra le candidat d'aujourd'hui : plus intégrée, plus technique, et toujours fondée sur le gardien de la paix comme premier maillon.