Une journée type en brigade de roulement

Le métier de policier › Le métier au quotidien

La majorité des gardiens de la paix débutent en brigade de roulement (police-secours) dans un commissariat. Voici le déroulé d'une vacation de jour, telle que la vivent les agents.

5 h 45 : prise de service

Arrivée au commissariat, tenue, perception de l'arme et de l'équipement à l'armurerie (pistolet, bâton télescopique, bombe lacrymogène, gilet pare-balles, radio, parfois pistolet à impulsion électrique). Briefing du chef de brigade : consignes de la nuit, personnes recherchées, événements prévus, véhicules disponibles. Composition des équipages, en général trois agents par véhicule.

6 h 15 : patrouille et premières interventions

L'équipage prend la route : surveillance des axes, présence aux abords des écoles, contrôle d'un véhicule signalé. Le 17 et la salle de commandement envoient les interventions : un différend de voisinage, un malaise sur la voie publique où les policiers sécurisent en attendant les pompiers, un vol à l'étalage avec interpellation. Chaque intervention se termine par une transmission radio et, souvent, un passage au poste pour la suite.

10 h : la procédure

L'auteur du vol est conduit au commissariat : fouille, placement en garde à vue sur décision d'un officier de police judiciaire, procès-verbal d'interpellation rédigé par le gardien de la paix. La procédure occupe une part importante de la journée : c'est pourquoi le cas pratique du concours évalue l'écrit professionnel.

12 h 30 : repas, puis reprise

Pause rapide, souvent au poste, interrompue en cas d'appel urgent. L'après-midi alterne patrouille pédestre dans le centre-ville, accident de la circulation avec constat et régulation, et une assistance à personne (une personne âgée désorientée raccompagnée chez elle).

13 h 45 : fin de vacation

Rédaction des dernières mains courantes, restitution de l'armement, compte rendu au chef de brigade qui prépare la relève. En régime cyclique, suivront d'autres vacations de jour, de nuit (où dominent les violences, les tapages et les accidents) et des périodes de repos de plusieurs jours.

La semaine suivante peut être très différente : renfort sur une manifestation, service d'ordre d'un match, audition de victimes au bureau des plaintes. C'est cette variété qui attache la plupart des policiers à leur métier.

Préparer le concours de gardien de la paix